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Le pitch
Les féminicides sont un sujet préoccupant de notre société dans le monde entier, tous les jours de nouveau cas font l’actualité. Les gouvernements belges et français semblent très frileux au moment d’aborder ce phénomène et sont réticents à l’inscrire dans leur code pénal.
La femme d’un riche homme d’affaires belge est massacrée à son domicile, l’inspecteur Dan Galinno est chargé de l’enquête et ses soupçons par rapport au mari deviennent vite prégnants, d’autant plus que la première femme de celui-ci était déjà morte dans des conditions suspectes.
Le juge d’instruction en charge du dossier, très pointilleux sur la recherche de la vérité des faits, se charge de calmer les ardeurs de l’inspecteur. Il craint à la fois que ce dernier ne subisse l’influence d’un courant à la mode et que l’enquête ait été réalisée uniquement à charge, mais aussi le pouvoir incontestable du suspect, qui éprouve un chagrin intense devant la perte d’un être cher.
Est-il vraiment coupable ? L’enquête s’annonce plus complexe que prévu. Une journaliste engagée écrit un article virulent sur le sujet « Féminicides 2.0 » dont le titre n’a aucun rapport avec une technologie de l’information, il a pour but de mettre en corrélation le nombre de féminicides et le nombre d’inculpations.
Cet article provoque une manifestation exigeant la recherche de la vérité sans faux fuyants. Elle vient en aide aux policiers, au péril de sa vie. Elle devient l’ennemie à abattre d’un groupe de masculinistes.
L’hôtel Alfonso XIII à Séville
Sur le coup de vingt heures, le don Juan tout revigoré, arrête sa puissante berline devant l’entrée de l’hôtel Alfonso XIII proche du centre-ville de Séville. Il se sent de plus en plus fébrile au moment de découvrir la suite présidentielle. Il a utilisé les grands moyens pour aboutir à la satisfaction de son ego. La porte de la chambre s’ouvre, l’ensorcelante beauté précède son soupirant, un moment de doute l’envahit, un émerveillement en découvrant cette fabuleuse chambre de style contemporain.
Souvenir marquant :
* Fin des années 80, j’ai eu dans ma classe de deuxième rénové Carine une élève de seize ans enceinte. En septembre 1988, à 17 ans, elle a accouché d’une petite fille, avant de s’installer en couple avec le père violent, qui la battait régulièrement.
Elle a fini par déposer plainte contre son compagnon. Les gendarmes l’ont conduit avec sa fille dans une maison maternelle qui accueille les femmes en détresse accompagnées de leurs enfants. La nuit suivante, le 11 mai 1990 vers une heure du matin, après avoir escaladé le mur du jardin et pris une pensionnaire et une assistante sociale en otages, son compagnon entra dans la chambre et poignarda mortellement la maman et le bébé de 20 mois.
Extraits
* L’inspecteur est outré par cette dernière question. Il se dit que tout le monde a droit au respect de sa vie privée et familiale. Dans notre société moderne, les garanties élémentaires sont bafouées, les dangers se multiplient et entraînent une atteinte à ces droits basiques. Les smartphones, les réseaux sociaux, les cartes d’identité électroniques, les cartes de paiement, les caméras de sécurité sont des instruments susceptibles de contrôler les individus, de tracer leurs déplacements. Ils s’avèrent utiles pour la police, mais pour le respect de la vie privée, il y a du souci à se faire. Il n’arrive plus à cacher son irritation.
* Il est révoltant de constater que les élites politiques et économiques, primordiales pour le pouvoir en place profitent outrageusement du manque d’indépendance de la justice. Ce système de manipulations doit être remis en cause. Il existe de nombreuses formes subtiles et sournoises d’atteintes à l’indépendance d’un juge dans l’exercice de sa fonction et les conditions matérielles nécessaires ne sont plus assurées. Les contraintes budgétaires forment un frein à la poursuite de recherches approfondies. Les délits commis par les privilégiés conduisent souvent à des non-lieux, ou au pire à des peines avec sursis. Le classement sans suite d’affaires gênantes arrange souvent du beau monde !
* Soudain, une voiture, immatriculée en France, arrive à sa hauteur et ralenti fortement tout en restant en mouvement, la fenêtre du passager est ouverte, le canon d’une arme automatique pointe le bout du nez avant d’éructer une rafale d’une dizaine de coups de feu.