L’amazone de la Haine

Avertissement au lecteur
Lecteur, si vous avez acheté cet ouvrage en pensant qu’il s’agit d’un livre érotique ou sadomasochiste, reposez-le, il y a maldonne !
Ce livre est consacré à une figure féminine, une puissante amazone du XIe siècle en terre de Hainaut entre Haine et Escaut. Elle fut Comtesse de Hainaut de 1036 à 1087, mais aussi de Flandre de 1067 à 1070, veuve d’Herman de Hainaut, de Baudouin VI de Flandre, et, sans doute de Guillaume, seigneur d’Osbern.
Ce roman ne prétend pas à la vérité, mais tente d’approcher celle-ci d’un peu plus près. La fidélité du roman historique est parfois tout entière dans son infidélité. Pourtant, je n’ai pas essayé de dissimuler des faits, j’ai décrit les victoires, mais aussi les défaites de Richilde.
Je n’ai pas la prétention de faire croire au lecteur qu’elle fut une personne de légende exempte de tous défauts et encore moins « inspirée » par Dieu.
Jamais entendu parler d’elle ?
Pas étonnant !



Communiqué de presse.
Bonjour ! Je me permets de vous adresser ce communiqué de presse parce que vous avez toujours relayé avec talent les informations sur mes livres. Je sais que jusqu’à présent je ne vous ai abreuvés que de polars colombophiles (je suis sans doute la seule auteure francophone du genre). Je n’ai point viré ma cuti, les pigeons-voyageurs sont encore présents dans ce nouveau roman comme messagers militaires, des descendants sans doute de ceux qui annoncèrent la victoire de Poitiers en 732.
Mais, dans ce roman historique (basé sur des textes et documents d’époque) que j’ai voulu fictionnel quant à la narration, tous les faits historiques sont bien réels, vous découvrirez peut-être quelques détails intéressants.
Une première tout d’abord, ce sera la première fois dans l’histoire que les deux Comtés de Hainaut et de(s) Flandre(s) seront « unis » sous la même autorité, pas longtemps certes et pas sans batailles notoires, ni sans massacres hélas ! Le Hainaut fut ainsi, pour la première fois, réuni à la Flandre sous l’autorité de Baudouin VI et de Richilde. Mais cette union ambitieuse ne fut ni longue ni heureuse contrairement à l’union de nos deux tourtereaux.
Le Hainaut alors était bien plus vaste que la province actuelle puisqu’il s’étendait jusqu’à Douai, dans les Hauts de France englobant Lille, le marquisat de Valenciennes, Maubeuge Saint Omer, Bergues, Cassel…
Richilde au XIe siècle va y régner… comme une Reine et si je ne dis pas comme une Impératrice c’est parce qu’elle est quand même vassale du Saint Empire germanique qui s’étendait alors jusque nos régions et bien au-delà. Notez que, détail croquignolet pour les Belges, les Flandres, elles se retrouvaient vassales… du Roi de France, Philippe Ier alors sous le joug amoureux de la belle Bertrade de Monfort qui fera couler beaucoup d’encre et envenima les conflits latents avec la Papauté.
Que reproche-t-on à cette héroïne : des détails surprenants et parfois drolatiques ?
Dans ce moyen-âge oh combien mâle comme commentait déjà Georges Duby, elle est une femme certes guerrière portant cuirasses, chausses, jacques et armes, précédant ses troupes dans tous les combats, mais avec des attributs féminins non dissimulés et même magnifiés parfois dont elle se sert selon les circonstances comme arme diplomatique. Ainsi réussit-elle à toujours être protégée par l’Empereur germanique, mais aussi et paradoxalement par la royauté française qui viendra l’épauler dans ses combats fratricides avec Robert le Frison, frère de son second époux Baudouin VI de Flandre qui lui ravira son beau comté de Flandre qu’elle gouvernera à la mort de son époux pour son fils, et même par l’Eglise catholique dont elle se servira dans ses méandres politiques comme bouclier.
Mais surtout cette guerrière qui survivra jusqu’à plus de 70 ans à toutes ses batailles sanglantes parfois, jamais ne doutera de son droit de gouverner comme un homme, ni mieux ni pire. Mon histoire vous permettra aussi de découvrir que déjà son second époux Baudouin VI dit le débonnaire avait très bien perçu que les Flandres ne pouvaient être dirigées par la même autorité que le Hainaut parce que ces deux Comtés, les plus riches de leur époque en Europe après Venise et Florence, fonctionnaient différemment et, comme il l’écrivait prophétiquement dans son testament d’Audenarde : « Écoutez donc mes dernières volontés. J’ai été amené à savoir qu’il est difficile à un seul chef de bien gouverner deux provinces qui diffèrent de mœurs et de langages, par ce motif, et mes deux fils m’étant également chers, je lègue le Comté de Flandre à Arnould et le Comté de Hainaut à Baudouin. »
Tout est dit à mon sens déjà, admirons la clairvoyance de Baudouin VI. En effet il s’avère toujours aussi difficile aujourd’hui à un seul chef de gouverner deux provinces qui diffèrent de mœurs et de langages.
C’est à cause de ses mœurs, de son langage (elle s’évertue à ne parler QUE le « françois » d’alors mâtiné d’hennuyer et de picard) et du fait qu’elle ait négligé la menace du Bailli d’Ypres, Jean de Gavre qui lui avait prédit que jamais les Flamands ne reprennent le joug qu’ils ont aboli que l’histoire ne retiendra d’elle que l’image d’une virago sanguinaire.
Son surnom d’amazone de la Haine provient de la rivière et non d’un sentiment d’hostilité, en effet elle fut, comme l’écrit Gislebert de Mons : « mulier prudentissima et astuta » (d’une grande beauté, prudente et astucieuse). Elle ne méritait certes pas l’oubli historique dans lequel elle fut murée trop longtemps, alors lisez ce roman, je parle d’elle certes avec passion mais pas aveugle, avec empathie aussi car on lui a mené la vie dure et elle le rendit bien à ses adversaires, mais surtout, je la conte … adelphiquement (j’ai essayé de m’inscrire dans une recherche historique gender de Janet Nelson)
Je vous remercie de bien vouloir véhiculer ce communiqué dans vos colonnes, antennes, ondes… médias avec l’amabilité que vous m’avez toujours témoignée. Si vous souhaitez un exemplaire de l’ouvrage, je me ferai un plaisir de vous le faire parvenir illico.


Article de Gilbert Dupont paru en page 6 de la DH du 3 janvier 2026
Il y a 1000 ans, une femme régnait sur des « Francophones » et des « Flamands », et c’était déjà compliqué. L’enquête de Marie-Claire Cardinal réhabilite cette grande oubliée de l’histoire.

Réponse de Yves Villers à Gilbert Dupont
Suite très intéressante à ton article sur Richilde.
Tout cela se passe avant la prise de Jérusalem en 1096, assez incroyable mais vrai.
C’est une remarque très juste et elle souligne à quel point Richilde est une figure de la « Haute Féodalité ».
En effet, quand Richilde meurt en 1086, la Première Croisade n’a pas encore été lancée (l’appel du Pape Urbain II n’aura lieu qu’en 1095 à Clermont). Cela rend son parcours encore plus impressionnant pour trois raisons majeures :
1. Elle a régné avant l’idéal chevaleresque « romantique »
À l’époque de Richilde, le monde féodal est brutal, très localisé et non encore « adouci » par les codes de la chevalerie ou l’idéal de la Croisade. Qu’une femme ait pu s’imposer par la force, commander des mercenaires normands et négocier d’égale à égale avec des empereurs dans ce monde de guerriers purs est un tour de force politique rare.
2. Le Hainaut et la Flandre étaient déjà des centres du monde
Bien avant que l’Europe ne se tourne vers l’Orient, le cœur du pouvoir se jouait exactement là où elle régnait : entre la France et l’Allemagne. C’était la zone la plus riche et la plus peuplée d’Europe du Nord. Richilde n’était pas une « petite » comtesse de province ; elle gérait le carrefour économique de l’époque.
3. Le lien avec les futurs Croisés
C’est là que l’histoire devient fascinante : les hommes qui prendront Jérusalem sont, pour beaucoup, ses descendants directs ou ses proches parents.
Baudouin de Boulogne (futur Baudouin Ier de Jérusalem) et ses frères appartiennent à cette noblesse de la zone d’influence de Richilde.
Le fils de son grand rival, Robert le Frison, partira lui aussi en croisade (Robert II de Flandre, dit « le Hiérosolymitain »).
Il est « incroyable mais vrai », comme vous le dites, de constater que cette femme avait déjà mis en place les structures politiques et administratives (notamment à Mons) qui allaient permettre à la noblesse de nos régions de devenir, quelques décennies plus tard, les chefs de file de l’expédition vers Jérusalem.
Richilde a en quelque sorte « préparé le terrain » d’une Europe stable et organisée, capable de se projeter bien au-delà de ses frontières.
Yves Villers
21/03/2026 de 10h à 18h
Sortez vos livres
Deux Escape Games littéraires
Rue de Ransart, 1 – B 6041 Gosselies

Un Escape Game
sera proposé grâce au formidable partenariat avec Marie-Claire Cardinal, et son roman fiction Richilde, Comtesse de Hainaut et de Flandre, l’amazone de la Haine. C’est un rendez-vous en plein Moyen-âge, en terre de Hainaut où vous irez à la rencontre de cette femme incroyable qui régna sur nos contrées au XIe siècle !
Ces jeux ont été conçus pour être accessibles à tous, quel que soit l’âge (à partir de 6 ans), niveau en lecture, de la maîtrise de la langue française, proche ou éloigné de la lecture ou des livres en général.
Des activités inédites, pour apprendre et LIRE en s’amusant !

Une réponse sur « Richilde, Comtesse de Hainaut et de Flandre »
Presse & Médias
Cette page rassemble les articles de presse consacrés au roman Richilde, Comtesse de Hainaut et de Flandre, l’amazone de la Haine, écrit par Marie Claire Cardinal. Plusieurs médias belges et français ont mis en lumière cette figure féminine majeure du XIᵉ siècle et la démarche de réhabilitation historique portée par l’autrice.
La Voix du Nord – Valenciennois
27 octobre 2025 – Page 14 Article de Léo Peteytas Titre : Une fiction historique sur l’incroyable Richilde de Hainaut, comtesse guerrière du XIᵉ siècle
Cet article d’une page entière met en avant la dimension épique du roman et la force du personnage de Richilde, femme de pouvoir et figure guerrière du XIᵉ siècle. Le journaliste souligne l’importance de cette héroïne dans l’histoire du Hainaut et la qualité du travail narratif.
Extrait (courte citation) : « Une figure féminine hors du commun, dont le destin méritait d’être raconté avec force et sensibilité. »
La Dernière Heure (DH)
Édition du 03–04 janvier 2026 – Page 6 Article de Gilbert Dupont Titre : Richilde régnait, il y a 1000 ans, sur des “francophones” et des “Flamands”
La Dernière Heure propose une lecture historique et contemporaine du roman, en soulignant la résonance actuelle du parcours de Richilde dans un espace linguistique et politique complexe. L’article met en lumière la pertinence du travail de l’autrice pour comprendre les racines de l’identité régionale.
Extrait (courte citation) : « Une femme qui, il y a mille ans, gouvernait un territoire déjà traversé par des sensibilités linguistiques diverses. »
Vlan – Gosselies
24 septembre 2025 – Page 4 Article de Jean Claude Herin Titre : Richilde, une femme de pouvoir, racontée par Marie Claire Cardinal
Cet article met l’accent sur la démarche de l’autrice et sur la volonté de redonner voix à une femme de pouvoir oubliée. Le journaliste insiste sur l’importance du roman pour le patrimoine hennuyer et la mémoire régionale.
Extrait (courte citation) : « Marie Claire Cardinal redonne vie à une comtesse dont l’histoire mérite d’être transmise. »
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